CRAJEP Pays de la Loire

Accueil > Le CRAJEP en Pays de la Loire > Actualité > D’UN PARADOXE A L’AUTRE

D’UN PARADOXE A L’AUTRE

Reconnaissance et attente qui nécessitent des moyens qui n’existent pas forcément...
Les enjeux des associations, fédérations et mouvements de jeunesse et d’éducation populaire sont nombreux.

  • Enjeux liés à la situation de la jeunesse (emploi, orientation, autonomie, loisirs, vacances…).
  • Enjeux liés aux politiques jeunesses dans un contexte qui n’est pas que simple (réforme des collectivités en cours avec toujours la question de la compétence jeunesse, crise économique avec des choix à faire malgré des intentions toujours affichées – la jeunesse est une priorité…).
  • Enjeux économiques de nos associations : nos structures fédérales ou locales sont touchées plus ou moins fortement par la baisse des financements.

Et pour autant tous les politiques reconnaissent le besoin et l’urgence d’une action forte autour de la jeunesse, des jeunesses : citoyenneté, autonomie, emploi… Il existe donc un réel paradoxe, tension dans laquelle se trouvent souvent nos structures.

Notre coordination elle-même vit un réel paradoxe...

L’environnement sollicite de plus en plus le CRAJEP. A l’échelle de la Région, le CRAJEP et plus globalement les associations et fédérations d’éducation populaire sont reconnues.
Pour le CRAJEP cela se traduit entre autres par notre place de pilotage d’une plate forme de mobilités internationales et donc dans une place d’animation du COREMOB (comité régional des mobilités – piloté par la Région et l’État).
Pour le CRAJEP cela se traduit par notre place active au sein de l’observatoire des métiers de l’animation et du sport (que nous avons souhaité et revendiqué ; initié par l’État, la Région et le CARIF – OREF), par notre place (vice-présidence) au sein du CFA de l’animation et du sport, par la convention que nous avons signé autour des emplois d’avenir.
Pour le CRAJEP cela se traduit par notre place au sein du CESER avec deux représentantes et surtout la qualité du travail identifiée par nos apports autour de l’autonomie, la place du numérique dans la formation et l’enseignement, le décrochage scolaire…

Les contextes de nos associations, fédérations régionales et locales sont parfois tendus. La tension des différentes situations a tendance à happer nos temps de militants et de permanents. C’est donc dans ce contexte où nos mouvements, nos associations puisent dans des ressources humaines parfois fragiles pour dégager du temps à ses militants, à ses permanents pour faire vivre la coordination, pour faire avancer nos objectifs communs et éviter le replis sur soi… Et ce que vit aujourd’hui le CRAJEP concerne finalement l’ensemble des coordinations et collectifs.

Une autonomie associative qui s’inscrit dans la coopération, la co-construction de politiques publiques...

Le CRAJEP cherche à être partenaire de la Région, des services de l’État en région. Nous parlons de partenariat parce que nous participons et tentons de contribuer au mieux à l’élaboration ou la mise en œuvre de politiques publiques.

Et pour autant le CRAJEP n’est pas l’instrument d’une Région ou d’une direction déconcentrée de l’État. Le CRAJEP se doit d’être libre et d’exprimer ses différences et ses désaccords. Nous souhaitons être dans une critique constructive, c’est à dire de participer en permettant ainsi de faire évoluer les politiques publiques. A titre d’exemple nous pouvons avoir des éléments critiques vis à vis des Emplois d’Avenir tout en étant actif sur la diffusion et la mise en œuvre de cette politique publique.
Le débat n’est pas nouveau. Cela pose la question de la liberté associative et du rapport, de la relation, entre association et politique. Pour des raisons doctrinales, un article de la constitution du 2 septembre 1791 disait : « La souveraineté est une, indivisible, inaliénable et imprescriptible. Elle appartient à la nation ; aucune section du peuple, ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. » Sans revenir trop longuement sur le contexte historique de l’époque (avec les forces réactionnaires et anti-démocratique) il faudra quelques années pour reconnaître la part démocratique de l’existence associative : le droit de critique, de contester, de participer, de faire évoluer les politiques publiques.

Autonomie et participation aux politiques publiques une posture à expliciter dans le cadre de la campagne électorale régionale...

C’est une posture que l’on doit expliciter à l’extérieur. Nous sommes partenaires et nous devons aussi garder nos positionnements, nos regards critiques quelles que soient les alternances, quelles que soient les évolutions politiques.
Au cours des prochains mois, avec une échéance électorale à l’échelle de la Région, nous devons rappeler ces éléments. En ce sens il nous semble important de rappeler et d’’agir pour que la campagne électorale aborde les questions des jeunesses, les questions associatives et repérer en quoi une Région peut y contribuer.
C’est dans ce contexte que le CRAJEP se prépare pour éditer un ouvrage sur ces objets ainsi qu’une réunion publique : une Agorajep le 14 Novembre à Nantes.

Régis Balry
Président CRAJEP Pays de la Loire.

Haut de la page Haut
SPIP | Site réalisé par les CEMÉA Pays de la Loire | Mentions légales | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0