CRAJEP Pays de la Loire

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Une bonne année 2014...

Pour cette 1ère Newsletter de l’année 2014, il convient donc que vous souhaiter une bonne année. Il convient donc aussi de souhaiter une bonne santé à l’ensemble de nos associations, fédérations, mouvements d’éducation populaire.
Les actions des fédérations et associations membres du CRAJEP contribuent à l’émancipation de la personne humaine, par l’éducation populaire. Cette éducation par tous et pour tous se veut un moteur de progrès, et constitue une expertise citoyenne indispensable à l’élaboration des politiques publiques. En ce sens il est fondamental que l’action de nos associations puissent se développer sur l’ensemble des territoires et avec l’ensemble des habitant-es. C’est bien dans ce sens que la santé financière, sociale, humaine de nos associations reste fondamentale.

Souhaiter la bonne année, c’est aussi se projeter sur l’année à venir. Or en France nous connaissont quasiment une année sur deux avec des élections et l’année 2014 n’y échappera pas avec les élections municipales et européennes.

Le CRAJEP, comme l’ensemble de ses membres, ne peuvent pas y être indifférents et se doivent d’intervenir dans les débats qui vont venir.

Les élections municipales

Les enjeux autour des élections municipales vont concerner à la fois la réussite éducative ; les questions de Jeunesses ; de la Politique de la Ville ; de la place de nos associations et de vie associative dans les mairies ; des enjeux autour de l’international et des mobilités, de la culture et du temps libéré.

Le rôle de nos associations au sein des collectivités locales

Nos associations, fédérations, mouvements ont assurément un rôle à jouer dans la vie d’une municipalité.. Les associations de jeunesse et d’éducation populaire doivent être reconnues comme partenaires indispensables des collectivités territoriales. Elles constituent un élément essentiel dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques. Elles prolongent et renforcent les missions de service public, en y apportant une plus value. De par ou du fait de leur autonomie, leur engagement militant et de leur ancrage sur un territoire, elles développent une capacité d’initiatives et d’innovations sociales, s’associent à l’élaboration des politiques publiques tout en gardant une autonomie critique...
Dans un souci de pérennité des actions partenariales qui lient les associations aux collectivités, il est nécessaire de poser la question du mode de contractualisation entre collectivités et associations ; de la question de la concertation et de la construction, de comment cette dimension est prise en compte dans les collectivités.

Une ville, une commune est éducative et éducatrice !

Il n’y a pas une éducation portée par l’école, une éducation portée par la ville, par les associations de jeunesse et d’éducation populaire, par la famille... : il y a une éducation, qui doit être globale et cohérente, avec tous les acteurs de la cité. C’est bien l’enjeu des PEL ou PEDT. Ces projets sont de véritables appuis pour les villes afin d’engager cette réflexion globale, et contribuer à faire de ces territoires des espaces « apprenants » garantissant le droit à l’éducation pour tous, sous toutes ses formes (éducation formelle, non-formelle). Nos associations y ont un rôle fondamental, à différents niveaux : diagnostic, concertation, mise en œuvre....

Les enjeux autour de l’enfance et de la jeunesse
Penser la ville, la commune comme point d’appui pour des dynamiques de changement, à l’adolescence et à l’entrée dans la vie d’adulte est un pari ambitieux et nécessaire, une solidarité intergénérationnelle en action.
Penser la politique jeunesse dans une approche globale et transversale à l’échelle de la ville (mobilité, dimensions économiques pour vivre la ville, possibilité de logement autonome…) est un enjeu fondamental.
Ces approches transversales et globales essentielles de la politique jeunesse bousculent et supposent des coopérations multiples, en particulier avec des secteurs d’activités comme l’habitat, l’urbanisme, les transports, souvent éloignés des domaines liés directement à la jeunesse.
Il convient de construire une politique publique locale qui permette de répondre aux enjeux culturels, de loisirs mais aussi de permettre une politique innovante permettant la mise en œuvre de politiques de concertation des jeunes, un accompagnement de projets et d’initiatives de jeunes...

Les élections européennes

Dans le débat européen actuel il y a un réel débat qui consiste à poser la question de la nature de l’Europe qui est souhaitée, qui est recherchée : plus ou moins sociale, moins technocratique, efficience de ces politiques publiques... Mais au-delà de ces débats nécessaires, nous pouvons aussi repérer que cette élection est l’occasion de l’expression de plusieurs formes de populismes et de replis identitaires avec son corollaire de racisme...

Pour arriver à créer une Europe interculturelle, il est donc nécessaire aujourd’hui d’apprendre d’abord à connaître les autres et d’apprendre à se connaître soi-même, dans un rapport permanent à l’altérité. Il faut être conscient de sa propre culture, de ses références, de ses identités et entrer dans un dialogue réel avec les autres pour pouvoir ensuite construire des relations, des confrontations et à terme d’être en capacité de construire des perspectives ensemble. Le rôle de nos associations de jeunesse et d’éducation populaire se situent bien dans cet enjeu.

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