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Biennale de l’éducation : vivre la ville, se construire et agir ensemble

Question d’identité

L’identité se construisant dans un monde où les repères sont mouvants et où les rituels s’estompent, elle est moins reçue, transmise qu’auparavant ; elle devient de plus en plus une construction personnelle et provisoire. Dans son livre « Composition française », Mona Ozouf, historienne renommée et spécialiste de la Révolution française, revient sur son enfance bretonne. C’est un beau dialogue qui s’installe, tout au long de ces pages, entre la petite fille qu’elle fut, « fille de la laïque », et la femme, fleuron de l’université française. Selon elle : « l’identité ne peut plus être ce qu’on nous décrit comme une assignation à résidence dans une communauté culturelle immuable, une prison sans levée d’écrou. [.. .] Certes, bien des groupes auxquels nous appartenons n’ont pas été volontairement élus par nous. Mais précisément : leur foisonnement même nous invite à ne pas les essentialiser, nous entraîne à les comparer, ménage pour chacun de nous la possibilité de la déprise ».

Zoom sur les invités

De nombreux intervenants sont attendus à la Biennale de l’éducation.

Après vous avoir présenté Lilian THURAM et Joël ZAFFRAN, un zoom sur quatre d’entre eux :

Philippe GUTTON :

Psychiatre, psychanalyste, professeur de psychopathologie à l’Université de Provence, Philippe Gutton dirige également la revue Adolescence qu’il a fondée. Quête d’originalité, volonté d’expression, recherche d’un idéal, souci de la mise en scène : tous ces traits qui caractérisent la création artistique se retrouvent dans le processus de création de soi qu’est, pour Philippe Gutton, l’adolescence. Comprendre ce besoin qui pousse à essayer, innover, créer, c’est comprendre ce qui fait la spécificité d’un âge à nul autre pareil. Entendre cette exigence intime, l’accompagner et au besoin la cadrer, c’est aider tous les adolescents à devenir, plus tard, des adultes à l’identité aussi singulière que bien établie.


Claude ESCOT :

Enseignant, formateur en Sciences de l’éducation. Il est membre du Conseil Scientifique des Francas et à ce titre il a participé à la rédaction de l’ouvrage paru aux éditions l’Harmattan « Coopération et Education populaire » sous la direction de Patricia Loncle et la coordination de Maurice Corond. Il porte notamment un regard original sur ce que nous proposons aux adolescents : « La question des « projets ». Projet de quoi ? Projet pour quoi ? Les jeunes aiment bien aussi se retrouver pour « ne rien faire », pour le seul plaisir d’être ensemble et de glander… Est-ce un projet ? Quelle place accorde-t-on à l’activité ? Est-ce pour apprendre la performance (bien utile dans la société qui se profile ?). Peut-être faudrait-il aussi se réinterroger sur ce qu’on met derrière ce mot « projet ». Projet pour « faire » ou projet pour « vivre » ? »

Régis CORTESERO :

Chargé d’études et de recherche à l’INJEP. « La jeunesse se présente ainsi comme un travail : elle correspond au temps que consacre l’individu à la production de son identité d’adulte. A ce titre, le regard pathologisant sur la jeunesse comme « risque », comme un temps « négatif » fait de périls et de déviances, doit être renversé. C’est au contraire un temps positif et productif, durant lequel la tâche d’élaborer son identité incombe à l’individu. Et dans ce travail, la personne est soutenue ou entravée selon les ressources et les possibilités qu’elle peut puiser dans son environnement social. L’intérêt collectif, comme celui de la personne, est alors que cette « tâche » soit accomplie le mieux possible, y compris si cela doit prendre du temps… »

Estelle GAUDRY :

Chargée de mission à l’association OMASE (Office Mutuel de l’Animation Sociale et Educative). Les activités culturelles et artistiques sont un support pédagogique pour tendre vers notre objectif d’éduquer à la citoyenneté. Des adolescents se sont investis dans un projet de création et l’organisation d’un festival dont l’objet était de promouvoir de jeunes talents du territoire. De cette première expérience, d’autres formes d’actions et d’engagements ont émergé chez les jeunes. Ce témoignage de praticien reviendra sur les ressorts de l’engagement, et comment la participation à des activités éducatives structurées permet la construction de l’identité.

S’inscrire et participer à la Biennale de l’éducation

Il est encore temps de s’inscrire à la Biennale de l’éducation pour participer aux deux journées d’échanges et de débats entre professionnels de l’éducation ; pour cela téléchargez le programme de la Biennale de l’éducation et renvoyer votre formulaire d’inscription par mail, fax ou courrier à : Les Francas de Loire-Atlantique. 37 rue La Tour d’Auvergne. BP36507. 44265 NANTES. Cedex 02 ; Mail : francas44 francas-pdl.asso.fr. Fax : 02 40 35 59 29.

Plus d’infos :www.biennaledeleducation.fr

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