CRAJEP Pays de la Loire

Accueil > Le CRAJEP en Pays de la Loire > Actualité > Les enjeux de la relation entre Éducation Populaire et université, Éducation (...)

Les enjeux de la relation entre Éducation Populaire et université, Éducation Populaire et recherche

La recherche a pour objectif de produire des connaissances. Même s’il existe un champ de la recherche appliquée, celle-ci est malgré tout plus conceptuelle et détachée des espaces de pratiques. Par détachement, cela ne signifie pas qu’il n’existe pas de lien, qu’il n’existe pas d’allers-retours avec les espaces de pratiques. Cela signifie que pour plusieurs raisons (dont certaines historiques) il existe une réelle distance. L’université depuis son origine est un lieu d’enseignement et de recherche, avec plusieurs laboratoires et donc des chercheurs qui ont une répartition dans leur travail entre l’enseignement et la recherche. Depuis quasiment l’origine de l’université celle-ci travaille à entretenir des liens avec les terrains d’application ; soit en accueillant des professionnels de ces terrains dans son corps, dans ses cours, soit en créant des partenariats institutionnels.

Les mouvements d’éducation populaire ; à leurs créations s’appuient sur une pratique de terrain : lancement de structure de loisirs, sociales, culturelles, formatives. L’objet est concret. Les mouvements d’éducation populaire sont souvent des espaces de recherche et de conceptualisation. Ce ne sont pas au sens strict des laboratoires sociaux, dans la mesure où ils s’inscrivent dans un mouvement, dans des formes d’adhésion collective. Néanmoins certains mouvements d’éducation populaire se revendiquent comme mouvement de recherche. A partir de pratiques éducatives, de pratiques sociales, dans le cadre de recherches-actions les mouvements peuvent s’inscrire dans la recherche et la construction conceptuelle. La recherche-action se différencie des autres formes de recherche en ce qu’elle est transformation plutôt que constat, expérimentation plutôt qu’observation. La recherche-action s’inscrit dans une approche systémique, multiréférentielle et ainsi manipule l’ensemble des facteurs qui jouent un rôle dans l’objet de la recherche, ce qui relativise l’importance de tel ou tel fait, tel élément. "La recherche-action avec son foisonnement de variables, à l’avantage de rappeler qu’une variable n’est qu’une variable et que l’explication du problème étudié ne saurait être valide sans être complexe." (Patrick Robo, 1996)

Néanmoins on peut repérer les points forts et faibles des uns et des autres.
Les mouvements d’éducation populaire ont une réelle connaissance de terrain, car dans une pratique quotidienne. En ce sens il me semble que les fédérations et mouvements d’éducation populaire ont une réelle connaissance du métier et du cœur de métier. Le BPJEPS, DEJEPS... dispensés par les fédérations me semblent pertinent au regard des différentes expérimentations que l’on peut identifier : licence de l’animation.... Le point de faiblesse est certainement de l’ordre du conceptuel, de la théorisation.
Pour l’université, la situation est inverse. Le points de faiblesse devient le point fort et réciproquement.

En ce sens les rencontres doivent certainement se créer, se construire dans le cadre de la formation comme dans la recherche. Comment et sur quelle base construire cette rencontre. C’est un chantier en cours mais qu’il convient certainement d’étudier et de mettre en œuvre.

Haut de la page Haut
SPIP | Site réalisé par les CEMÉA Pays de la Loire | Mentions légales | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0